Réparation automobile : comprendre les enjeux d’une démarche bas carbone

Réparation automobile : comprendre les enjeux d’une démarche bas carbone

La réparation d’un véhicule génère des émissions de CO₂ à différentes étapes : fabrication des pièces, production des peintures, consommation d’énergie dans l’atelier, application des produits et gestion des déchets. Pour les professionnels de la carrosserie, la réduction de cette empreinte devient progressivement un enjeu environnemental, économique et commercial.

Pourquoi les ateliers de carrosserie s’engagent-ils dans une démarche bas carbone ?

Cette évolution répond aux attentes de l’ensemble de l’écosystème de la réparation automobile.

Les attentes des assureurs et des apporteurs d’affaires

Les critères environnementaux occupent une place croissante dans la sélection des réparateurs et l’orientation des véhicules à réparer.

Les acteurs de l’assurance, des flottes et de l’assistance cherchent notamment à mieux connaître les pratiques des ateliers en matière de consommation d’énergie, de gestion des déchets et de réduction des émissions de CO₂.

L’évolution de la réglementation

Les entreprises doivent progressivement mieux mesurer et documenter leur impact environnemental.

Selon leur taille, leur activité et les demandes de leurs partenaires, elles peuvent également être amenées à communiquer davantage d’informations sur leurs émissions et les actions engagées pour les réduire.

Les attentes des clients

Les particuliers et les entreprises sont de plus en plus attentifs à l’impact environnemental des produits et des services qu’ils choisissent.

Dans ce contexte, une carrosserie capable de mesurer ses consommations, de réduire ses déchets et d’optimiser ses méthodes de réparation peut mieux valoriser ses engagements auprès de ses clients et de ses partenaires.

Quelles sont les principales sources d’émissions de CO₂ en réparation-carrosserie ?

L’empreinte carbone d’une réparation ne provient pas uniquement de l’activité réalisée dans l’atelier.

D’après les données communiquées par AkzoNobel, les pièces détachées représentent la part la plus importante des émissions associées à la réparation d’un véhicule. Leur fabrication concentre à elle seule une grande partie de cet impact.

La peinture et les opérations nécessaires à son application représentent également une source d’émissions, en particulier en raison de l’énergie utilisée pour ventiler, chauffer et sécher les produits.

Les principales sources d’émissions sont donc :

  • la fabrication et le remplacement des pièces ;
  • la consommation d’électricité, de gaz ou d’autres énergies dans l’atelier ;
  • la fabrication des peintures et autres revêtements ;
  • l’application et le séchage des produits ;
  • le traitement des déchets générés par la réparation.

Ces données montrent notamment l’intérêt de réparer une pièce lorsqu’elle peut l’être dans de bonnes conditions techniques et de sécurité, plutôt que de la remplacer systématiquement.

Quelle part des émissions provient de l’atelier ?

Selon les chiffres fournis par AkzoNobel sur la chaîne de valeur des peintures destinées à la carrosserie :

  • 21 % des émissions de CO₂ seraient générées dans l’atelier, principalement du fait de la consommation d’énergie ;
  • 6 % proviendraient de la fabrication des peintures ;
  • 3 % seraient liées à leur fin de vie.

À l’échelle plus large de la réparation-carrosserie, les données communiquées attribuent environ 30 % des émissions à la peinture, à son application et à son séchage, contre 70 % aux pièces, dont 65 % liées à leur fabrication.

Ces pourcentages doivent être lus comme des ordres de grandeur. Ils peuvent varier selon le type de réparation, les pièces remplacées, les équipements utilisés, les sources d’énergie et l’organisation de l’atelier.

Quels équipements consomment le plus d’énergie dans une carrosserie ?

La cabine de peinture figure parmi les équipements les plus énergivores d’un atelier.

Elle doit assurer plusieurs fonctions : renouvellement et filtration de l’air, ventilation, maintien de la température et séchage des produits appliqués sur le véhicule.

Selon les données communiquées par AkzoNobel, les cabines de peinture peuvent représenter près de la moitié de la consommation énergétique d’une carrosserie.

La réduction de cette consommation peut notamment passer par :

  • l’utilisation de produits séchant à plus basse température ;
  • la limitation des temps de chauffe ;
  • l’adaptation du fonctionnement de la cabine aux besoins réels ;
  • un entretien régulier des équipements ;
  • une meilleure organisation des opérations de peinture ;
  • le suivi précis des consommations d’énergie.

Comment une carrosserie peut-elle réduire son empreinte carbone ?

Plusieurs leviers peuvent être actionnés simultanément :

  • privilégier la réparation des pièces lorsque cela est techniquement possible ;
  • réduire la consommation d’énergie des cabines et des équipements ;
  • utiliser des procédés de séchage moins énergivores ;
  • limiter les erreurs de teinte et les reprises ;
  • doser plus précisément les produits ;
  • réduire et mieux trier les déchets ;
  • mesurer régulièrement les consommations et les émissions ;
  • former les équipes aux pratiques les plus efficaces.

Une démarche bas carbone ne repose donc pas sur une solution unique. Elle consiste à analyser l’ensemble du processus de réparation pour identifier les actions les plus pertinentes et mesurer leurs résultats.

Lien utile

Découvrez le programme bas carbone d’Akzonobel.

Sonia Prise

About Equipe Acoat Selected

Le Réseau international de carrosseries Acoat Selected est adossé au leader mondial de la peinture AkzoNobel. En France, l’enseigne fédère 200 réparateurs, sélectionnés pour leurs compétences et la qualité de leurs services. Chaque carrossier répond à un cahier des charges rigoureux et bénéficie d’un suivi spécifique pour optimiser son activité et renforcer la satisfaction de ses clients.